Objectif Zéro Artificialisation Nette

Se développer sans consommer de foncier

L’artificialisation, c’est quoi ?

En France, 20 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers sont artificialisés chaque année (en moyenne depuis 2006).

L’habitat représente 42 % de ces terres, 28 % les réseaux routiers, 16 % les services et les loisirs.

Si on prolongeait les tendances actuelles et qu’aucune mesure n’était prise, l’artificialisation continuerait sur un rythme en légère augmentation. Ce sont donc 280 000 hectares d’espaces naturels supplémentaires qui seraient alors artificialisés d’ici 2030, soit un peu plus que la superficie du Luxembourg, pour comparaison.

Pourquoi et comment peut-on agir vers la ZAN ?

La biodiversité connaît aujourd’hui une érosion massive et rapide. L’artificialisation des sols, parce qu’elle détruit les habitats naturels et les continuités écologiques, en est une des principales causes. Il faut freiner ce phénomène et renaturer les terres artificialisées lorsque c’est possible.

On ne peut plus considérer le foncier comme infini et soustraire au territoire ce qui permet de nous nourrir, nous accueillir. Il ne s’agit plus d’opposer emploi et protection du foncier, ou encore accueil d’habitants dans de bonnes conditions et artificialisation des sols.

Notre responsabilité est de renouveler la ville sur elle-même. Il s’agit de rebâtir là où ce qui existe est dépassé ou inutile. Réseaux routiers et tuyaux (assainissement, eau potable…) sont réalisés : réutilisons-les ! Il est plus judicieux de réemployer les espaces déjà imperméabilisés, que de chercher de nouveaux espaces pour l’emploi ou l’habitat. C’est moins de déplacements, de perte de temps, de carbone relâché dans l’atmosphère, de pollution.

Renaturer est une nécessité : ce n’est pas en plantant 3 arbres dans une nouvelle rue, que nous créons des espaces verts ! C’est en requalifiant ce que l’humain a abimé, sinon détruit, que nous permettrons à chaque Treilliérain de profiter d’un cadre de vie sain et serein.

Une de nos ambitions est d’atteindre à terme le « zéro artificialisation nette ». Nos solutions :

  • modifier les règles d’urbanisme, favorisant le renouvellement urbain et la densification du bâti même à vocation économique,
  • avoir une action volontariste en matière de développement économique : les zones d’activités vieillissantes doivent être remises au goût du jour, évitant la création inutile de nouvelles zones,
  • renaturer les espaces artificialisés laissés à l’abandon, voire les rendre à l’agriculture,
  • agir sur les logements vacants par un plan d’action pour adapter les logements, afin de les remettre sur le marché.

Cette façon nouvelle de penser le développement, conduit avant de choisir un espace à investir, de vérifier ce que nous avons et ce que nous pouvons améliorer. Opposer la question de l’emploi à celle de la modération forte de la consommation foncière est un raisonnement simpliste et dépassé : les deux ne sont pas antagonistes.

Au niveau de la CCEG*, qui a la compétence économique, nous engagerons l’adoption de la démarche zéro artificialisation nette et entreprendrons rapidement une politique de développement économique qui ne soit pas consommatrice de foncier.

 

* CCEG : Communauté de Communes d’Erdre et Gesvres